vraie librairie

Un éditeur fait de la littérature ou du commerce


Aurélie Filippetti ou Stéphane Ternoise ?


L'éditeur ne fait pas la littérature mais du commerce

Elisabeth Parinet, dans "Une histoire de l'édition à l'époque contemporaine", publié au Seuil en 2004, note « éditeurs et libraires sont parmi les premiers à utiliser la réclame sous toutes ses formes. » Honoré de Balzac déplorait déjà « le public ignore combien de maux accablent la littérature dans sa transformation commerciale. »

La publicité... comme prétendre que ça se vend pour vendre. Quand Proust découvre des chiffres de ventes faramineuses dans le catalogue de sa maison d'édition, qui dépassent les siennes, Gaston Gallimard lui répond : « il est incontestable que ce genre de publicité a une certaine influence sur le public, et je vous assure qu'étant prêt moi-même à toutes les concessions, j'annoncerais volontiers que nous en sommes au 80e ou 100e mille pour À l'ombre des jeunes filles en fleurs, si toutefois vous voulez bien m'y autoriser. »
Donc parfois des chiffres étaient gonflés ! Oh ! Ce n'est naturellement plus le cas en 2012... Sûrement ! Le voilà le travail de Gallimard sur la recherche !

Le droit moral d'une œuvre reste à l'auteur, l'éditeur obtenant "simplement" le droit de la reproduire, dans les conditions et les formats spécifiés dans un contrat d'édition. Il a beau essayer de se l'approprier en utilisant des couvertures reconnues des lectrices et lecteurs ou en écrivant son nom en caractères plus visibles que celui de l'auteur, il n'est qu'un prestataire de services, un intermédiaire entre l'écrivain et son lectorat. Un intermédiaire qui a su se rendre indispensable durant des décennies en maîtrisant... l'art du commerce, dont celui des médias.

« Les bénéfices engendrées par le succès des "mauvais" livres commerciaux permettent de publier les "bons" livres littéraires a priori invendables. Car un éditeur indépendant n'a le choix qu'entre l'auto-financement et le dépôt de bilan » reconnaissait Pierre Belfond.
Quant à « mais je pense précisément que les éditeurs ne doivent pas chercher tout le temps à faire de bonnes affaires. Je ne crois pas me vanter en disant que je suis le dernier éditeur à l'ancienne, à me comporter encore comme un mécène. Il faut faire croire à l'auteur qu'il est dans un petit palace. Avec le room service, même, si cela peut le rassurer... » Il s'agit d'une envolée de Jean-Marc Roberts dans Lire, en avril 2010.
« Le dernier éditeur à l'ancienne » : Madame la ministre avait donc croisé l’oiseau rare ! Pourtant Jean-Marc Roberts semblait être chapeauté par Hachette Livre, donc le groupe Lagardère. Enfin, il était bien placé pour observer ses confrères ! Tous obnubilés par la rentabilité !

Ya basta Aurélie Filippetti ! de Stéphane Ternoise

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