vraie librairie

Qui suis-je ? Car si de nombreux sites présentent mes livres, je reste très peu connu




Avant propos du livre Contrairement à Gérard Depardieu dois-il quitter la France ? (Stéphane Ternoise) : Un échec évident…



J’ai échoué, dans le sens social du terme : malgré l’ancienneté et la constance de ma démarche indépendante, malgré des romans, essais, pièces de théâtre, livres d’art, mes ventes demeurent nettement insuffisantes et je ne suis pas même interrogé sur l’auto-édition par nos journalistes, pas plus par les blogueurs : un écrivain invisible (ou : tous ont des amis ou relations à portée de mail ?).

Exit l’auteur du « manifeste de l’auto-édition » et du « guide de l’auto-édition numérique » !



J’ai peut-être dérangé trop de monde avec une vision trop militante de l’édition indépendante ( www.auto-edition.com).

Même mon assignation au TGI de Paris, par une société du compte d'auteur, qui exigeait le retrait de pages d'informations de mes sites, ne fut pas couverte. Devant cette réalité financière qui m’amène à sérieusement considérer l’exil, il me reste néanmoins la liberté, celle de l’écrit, sans le souci de plaire aux subventionneurs, ces notables qui tiennent une bourse et autres avantages ou récompenses devant le nez des écrivains.

Créateur du Salon du Livre de Montcuq...
Candidat écrivain rural aux présidentielles 2017
Suivre mes aventures... En vidéo... en vous abonnant (GRATUIT) à ma chaîne
Gérée par youtube:


Car il s’agit "simplement" d’une équation sociale : où vivre avec le peu de revenus généré par ma littérature. Aucune intention de cesser d’écrire ou d’offrir ma plume à l’oligarchie !



Même si nos encensés donnent surtout l’impression de courir après les honneurs, historiquement un écrivain se confronte à son époque. Il n’y a plus d’écrivain en France, osent penser certains (peut-être même François Busnel quand il part aux Etats-Unis interroger « les derniers fous », les descendants des Balzac, Hugo…). Ma défaite sociale n’est donc guère surprenante (on ne doit pas ignorer les us et coutumes qui régissent un milieu !), même si l’échec littéraire seul prime dans ce domaine, à long terme. Mais l'échec social peut compromettre ma fin de vie, qui devrait constituer ma meilleure période, logiquement ! Car « il faut bien bouffer » ! Je ne demande d’ailleurs guère plus, acceptant de vivre de très peu, sous le seuil de pauvreté nationale.

La révolution numérique me permet, malgré tout, de déposer ce témoignage. Aux écrivains qui gémissent dans la « voie traditionnelle », déplorent des droits d’auteur dérisoires, conseillez ce livre, qu’ils comprennent enfin que c’est leur soumission qui permet au système des majors du livre d’asseoir leur pouvoir. J’ai rêvé d’une grande révolte dans « la grève générale des écrivains » mais en ce début 2013 mes chers collègues pensent à leur accréditation au salon du livre de Paris, organisé par le SNE, le Syndicat des éditeurs. Tant que les éditeurs parviendront à en tenir 99%, en leur faisant miroiter la possibilité de gagner le grand lot de la médiatisation et des récompenses, les écrivains souffriront… J’ai essayé, en vain, de conceptualiser la réappropriation par les créateurs des revenus nés de leur travail…

quitter la france
Le livre Contrairement à Gérard Depardieu dois-il quitter la France ?

Présentation - Achat.



Un album intitulé « vivre autrement (après les ruines) » (production vraiment indépendante, www.chansons.org, avec la participation de six interprètes-compositeurs, deux chanteuses et quatre chanteurs), le lancement d’une galerie de photos d’art (www.galerie.me) accompagnée de la sortie de plusieurs livres numériques, cet essai www.essayiste.net et un roman, le sixième roman, www.romancier.net. Aucunement l’intention de me tourner les pouces durant ces probables derniers jours sur le territoire français. Des billets de loterie, où "le gros lot", certes dérisoire mais suffisant, s'obtient en vendant mille exemplaire par mois ! S’il me faut partir, l’Histoire retiendra peut-être ces ultimes tentatives, tandis que madame Aurélie Filippetti semble être considérée comme une belle réussite française d’une romancière engagée et monsieur Martin Malvy (dont vous pourrez juger la pertinence de la position via sa réponse…) peut ignorer ma profession sans craindre les foudres médiatiques.



Un écrivain invisible devrait se suicider devant le bureau de monsieur Martin Malvy ? Non, car le but n’est pas d’intéresser les médias mais de vivre, pour avancer le plus loin possible dans l’œuvre…



Stendhal a continué d’écrire, malgré l’indifférence de son époque, persuadé qu’une cinquantaine d’années après sa mort son talent serait reconnu… J’espère un jour pouvoir vivre décemment de mes écrits, en France. Tout créateur doit apprivoiser l'échec pour trouver sa voie. Mais naturellement le système fonctionne sur la gloire des "jeunes talents."



Extrait de "Contrairement à Gérard Depardieu, dois-je quitter la France ?" ( --> )

Commentaires également possibles sur cette page :

Avis public possible ici...



accueil librairie mobi livres numériques français tous formats